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Après quelques mois sans article, l’annonce du résultat  d’un concours architectural pour la création d’un nouveau lieu de diffusion culturel sur les berge de Verdun, mon nouvelle arrondissement, m’a obligé de sortir de cette léthargie!!!Dès lors, j’essayerai pour vous tenir informé des plus récents développement sur les berges de notre majestueux fleuve.

Je suis heureux de recommencer l’écriture de mon blogue par un projet fort intéressant situer sur les berges de Verdun. Par ailleurs cette arrondissement souhaite faire des ces berges un pôle culturelle et sportif. Je crois sincèrement que cette orientation tire parti de l’une des principales qualité de l’arrondissement, sa proximité avec le fleuve. D’autres initiative suivront…

Un article personnel suivra lors de l’inauguration du nouveau complexe conçue par les lauréats du concours,  la firme montréalais FABG. D’ici là, je vous propose un court texte explicatif du projet lauréat et du processus du concours tiré du Canada Newswire.

VERDUN, QC, le 6 févr. 2012 /CNW Telbec/ – La firme Les Architectes FABG a remporté le concours d’architecture pour le projet d’un nouveau lieu de diffusion culturelle, incluant une salle de spectacle de niveau professionnel, qui sera construit dès septembre, à quelques mètres du fleuve Saint-Laurent, dans l’arrondissement de Verdun. Le projet prévoit également le réaménagement et l’agrandissement de l’École de cirque de Verdun.

Choisie parmi quatre finalistes, l’équipe d’architectes lauréate a été retenue par le jury en proposant un projet se démarquant par la qualité des atmosphères, la mise en valeur de la proximité du fleuve et les vues du paysage qui l’entoure et la fonctionnalité de l’ensemble. Le jury a souligné la signature artistique des projets déposés dans le cadre du concours.

« Nous avons organisé un concours d’architecture afin d’obtenir un projet répondant au défi de transformer l’ancien aréna Guy-Gagnon en un lieu artistique de grande qualité privilégiant le rapprochement entre le spectateur et l’artiste », a expliqué M. Claude Trudel, maire de l’arrondissement de Verdun et membre du comité exécutif responsable de la sécurité publique, en félicitant la firme d’architectes retenue.

« Nous avons eu le souci de mettre en relation le bâtiment avec le fleuve et aussi avec le parc dans lequel il se trouve. Ce projet se veut un signal distinctif mais intégré, audacieux et exemplaire au plan environnemental », a pour sa part expliqué M. Éric Gauthier de Les Architectes FABG.

Globalement, le projet vise la création d’un pôle des Arts de la scène et du cirque à Verdun. Situé au 5190, boulevard LaSalle, l’ancien aréna sera réaménagé et légèrement agrandi pour mieux accommoder les studios B et A existants :

// le studio B a pour programme l’aménagement d’un lieu de diffusion culturel. Les nouvelles installations agrandies seront plus qu’une salle de spectacle traditionnelle : elles serviront de lieu de création, de production et de diffusion pour divers organismes culturels dans le domaine des arts. Elles comprendront une salle de médiation permettant une synergie entre l’artiste et le spectateur avant les spectacles, ainsi qu’une salle d’exposition et des espaces pour la résidence d’artistes;

//le studio A est celui occupé actuellement par l’École de cirque de Verdun, lequel espace doit être réaménagé et agrandi.

« Nous voulons faire de Verdun un véritable pôle culturel qui, en plus de ce projet de diffusion, inclut également la Station, citée monument historique qui fut restaurée et converti en une Maison intergénérationnelle que nous avons inaugurée la semaine dernière, dans le quartier de l’Île-des-Sœurs, et la Maison Nivard-De Saint-Dizier, musée et site archéologique, située sur le boulevard LaSalle », a indiqué M. Trudel.

« La réalisation de ce nouveau lieu de diffusion culturelle est un bel exemple des efforts investis par l’administration montréalaise qui vise à positionner la culture au cœur même du développement de la métropole. D’ailleurs la Ville de Montréal a récemment adopté une résolution faisant de la culture l’un des quatre piliers du développement durable, une force dynamique qui fait de notre ville une métropole culturelle incontournable. Ce nouveau lieu consolide notre réseau culturel et incarne ainsi de manière tangible les objectifs du Plan d’action 2010-2014 du Réseau Accès culture. Qui plus est, l’architecture remarquable qui définira ce nouveau pôle des arts de la scène met en lumière l’importance que nous accordons au design, une force stratégique non seulement pour le développement et la reconnaissance de notre ville mais un élément incontournable dans l’amélioration du cadre de vie de nos concitoyens », d’ajouter Mme Helen Fotopulos, responsable de la culture, du patrimoine, du design et de la condition féminine au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Capacité de la salle et coût

Dès l’automne 2013, la salle de spectacle pourra offrir entre 368 et 444 sièges fixes et rétractables, selon la forme de spectacle qui y sera présentée. Elle œuvrera en symbiose avec la Cité du cirque la Tohu pour la recherche de spectacles.

Le coût du projet de lieu de diffusion culturelle s’élève à 16,3 M$, soit 12,4 M$ pour le lieu de diffusion dans le Studio B, pour la démolition, la construction, l’aménagement paysager, le stationnement, l’équipement et l’œuvre d’art et 3,9 M$ pour le réaménagement du Studio A. L’École de cirque de Verdun attend d’avoir complété son montage financier  pour amorcer le réaménagement du Studio A.

La Ville de Montréal offre une contribution financière de 7,9 M$ à ce projet soutenu par le Forum des équipements culturels de Montréal. Rappelons que cette instance de concertation dont les partenaires sont la Ville de Montréal et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine s’inscrit dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal.

Présentement, Verdun ne dispose d’aucune salle de spectacle professionnelle mais compte six lieux utilisés où 73 représentations professionnelles des arts de la scène ont été présentées en 2011 devant 19 483 personnes.

M. Trudel a tenu à souligner le travail exemplaire des membres du jury du concours d’architecture et de la commission technique dans l’analyse des projets.

Outre Les Architectes FABG, les finalistes au concours d’architecture étaient Saucier + Perrotte, Architectes, Dan S. Hanganu, Architectes, et Manon Asselin, Architectes et Jodoin Lamarre Pratte, Architectes en consortium.

Au cours des prochains mois, la firme Les Architectes FABG concevra les plans et devis du projet. Elle aura également la responsabilité de la surveillance du chantier.

Parmi les projets réalisés par Les Architectes FABG, mentionnons le Théâtre de Quat’Sous (2009), l’agrandissement du siège social du Cirque du Soleil, le Centre communautaire de Pierrefonds, la salle de spectacle et le centre sportif du Collège de l’Assomption et l’École Nationale de l’Humour. Cette firme a remporté plusieurs prix prestigieux pour ses projets dont le prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec, le Prix du jury pour l’innovation et le potentiel de rayonnement à l’International pour le Théâtre de Quat’sous ainsi que des prix d’excellence notamment de l’Ordre des architectes du Québec pour 115 studios du Cirque du Soleil, pour la relocalisation de l’École Nationale de l’Humour et pour la Maison de la culture Maisonneuve.

Photos des concepts disponibles sur le site de l’arrondissement de Verdun :
ville.montreal.qc.ca/verdun

Voici les 3 autres propositions des finalistes:

Saucier + Perrottes

Manon Asselin et Jodoin Lamarre Pratte

Hanganu Architectes

Amsterdam / FilmMuseum – Delugan Meissl

Nom / Film Museum Amsterdam

Client / ING – Real Estate

Architecte / Delugan Meissl

Localisation / Amsterdam – Pays-Bas

Fonctions / (4) Salles de représentation 6 400 m2 (4 écrans de respectivement 380 et deux chambres avec 120 sièges), boutique du musée 100 m2, Café-Resto 400 m2, Bureaux 1 200 m2

Construction / 2011 (en construction)

Conçu comme une sculpture autonome sur un site accrocheur, le Filmmuseum n’a pas encore trouvé son égal en nature et en dimensions, et ce, partout dans le monde. Le projet est situé vis-à-vis la partie ancienne de la ville et la gare Centrale sur la Rive-Nord de la rivière IJ. Le Filmmuseum est conçu comme une entité dynamique. Même de loin, l’aspect de sa géométrie cristalline change perpétuellement avec de déplacement du soleil.

Le nouveau Filmmuseum offre l’expérience séquentielle basée sur différents enchaînements spatiaux et visuels. Architecturalement, le Filmmuseum adresses des concepts tels que le mouvement et la lumière, deux notions intrinsèques au 7e art. Ceux-ci deviennent les éléments qui dotent le bâtiment d’une identité unique, tout en améliorant la perception et l’expérience de celui-ci sur ce site unique.

La forme extrêmement dynamique au contour défini est le résultat de la disposition des deux espaces principaux en gradin, les salles de spectacle. Ce blocage programmatique est ensuite enveloppé d’une fine peau d’aluminium. Les architectes ont profité de l’espace sous les gradins afin de s’en servir comme d’immenses marquises surplombant l’entrée principale ainsi que la zone de débarcadère à l’opposé. La disposition fonctionnelle des salles permet de concentrer les foyers des différentes salles en un seul, ouverts sur le port d’Amsterdam. Cette convergence permet également d’activer le foyer de manière continue, même entre deux représentations. Ce foyer central surplombe quant à lui une esplanade linéaire sur les berges à proximité de la rivière IJ. L’extension extérieure du foyer accueille en dessous de celui-ci, une série de boutique et café ouvert sur la promenade.

Par ailleurs, la clarté formelle et son caractère abstrait rendent ce projet pratiquement immatériel. Tout élément fondamental de l’architecture (fenestration, structure, toiture) est brillamment dissimulé sous l’écrin d’aluminium et se fonde alors dans une même et seule image. Il fait ainsi penser à une immense sculpture posée au beau milieu d’un paysage maritime.Toujours en construction lors de ma visite, le musée sera inauguré en 2011. Ce projet vise à insuffler un renouveau urbain sur la Rive-Nord de la gare, un endroit particulièrement déstructuré de la capitale néerlandaise.

Malheureusement, la conception très graphique du « pattern » de l’enveloppe présente déjà des imperfections de conception. En effet, de nombreuses coulisses de saleté habillent déjà l’édifice. De plus, les joints entre les différentes facettes du projet ne concordent pas et réduisent par le fait même l’idée de cette enveloppe continue. Dommage!

© Schémas + Plans + Sections / Delugan Meissl Architects

 Copenhague / Harbour Isle apartments –  Lundgaard & Tranberg Arkitekter 

 Nom / Harbour Isle apartments                                                                                                                    Client / Schønherr Landskab KS                                                                                                        Architecte / Lundgaard & Tranberg Arkitekter A/S                                                                          Localisation / Copenhague – Danemark                                                                                                Fonctions / 24,000 m2 distribués sur 5-8 éatges, comportant 236 appartements                          Matériaux / Structure de béton, crépi                                                                                                      Construction / 2008

Le projet présente une composition urbaine forte intéressante tirant parti d’une d’implantation en ‘C’ perpendiculaire à l’eau. La hauteur des bâtiments s’élève au fur et à mesure qu’ils se rapprochent de l’eau. Un second corps bâti de glisse dans l’espace central et interrompt la linéarité de l’esplanade, ce qui a pour effet d’entraîner les promeneurs au coeur du complexe résidentiel. Cette implantation originale permet d’offrir au reste de la population un parcours urbain d’autant plus riche et brise par le fait même cette pratique de l’esplanade banalement linéaire. Cette intrusion permanente est atténuée par le juste positionnement des ouvertures de logements et un aménagement extérieur de très grande qualité où les matériaux de pavement soutiennent la fonction des lieux : pierre / espaces de circulation, bois / détente, végétation + eau/ espaces tampons. Finalement, l’aménagement d’une langue d’eau au cœur de l’îlot inscrit le projet dans son paysage maritime.

L’intérieur des cours furent aménagée avec une végétation dense qui en plus d’offrir beaucoup d’intimité aux résidents du rez-de-chaussée, supporte la fragile biodiversité habitant les berges du canal. Certain logement ont même un accès privé à leur embarcation qui peut être utilisé également comme d’une extension extérieur du logement.

La composition extrêmement articulé de la façade permet la création d’espace extérieur varié, entre balcon / loggia et un hybride des deux types. Ils permettent à chacun des logements d’avoir au moins un vue sur le canal. L’utilisation d’un revêtement de crépi blanc agencé à des cadres de fenêtre en bois dialogue avec l’architecture navale à proximité.

 Copenhague / Island Brygge Baths – PLOTS

 Nom / Island Brygge Baths                                                                                                                                Client / Lokale- og Anlægsfonden / City of Copenhagen                                                                  Architecte / PLOT (Maintenant BIG + JDS)                                                                                    Localisation / Copenhague – Danemark                                                                                              Fonctions / Bains publiques                                                                                                                Matériaux / Structure de béton, bois,                                                                                              Construction / 2003

Le plus modeste de tous les projets visités lors de ma recherche, ces bains publics jouent un rôle particulièrement important dans la revitalisation du secteur. Ils permettent une relation complète avec l’eau et démontre par le fait même la qualité de celle-ci. Malgré son échelle, en étét, le projet attire une foule considérable sur ces berges. La preuve même de l’intérêt renouvelé par la population envers la réappropriation des zones aquatique en milieu urbain.

Le projet, fort simple, est constitué d’une succession de bassin de différente profondeur inscrit dans un paysage horizontal de bois. Le plongeon constitué tel un prolongement vertical de la plateforme est l’élément le plus ‘’architectural’’.  Il s’élève telle une coque de bateau échoué sur les bords de cette île artificielle. La tour du sauveteur, l’élément rouge et blanc, devient l’élément signalétique et l’objet récurent entre les différents aménagements dédiés à la baignade installés le long du canal central.

Bien que le projet soit très intéressant malgré la minceur apparente du budget alloué, une meilleure relation visuelle et physique entre les bassins et le canal aurait ajouté plus de sensibilité et de profondeur au projet. De plus, les architectes aurait dû a jouer davantage avec la topographie de la plateforme et ainsi créer un paysage artificiel d’où un peu plonger, s’étendre, se faire bronzer…. Malgré cette petite critique, il s’agit en somme d’un projet fort attracteur pour les habitants du quartier. Il démontre qu’il est possible d’initier une réelle relation avec l’eau et ce, avec peu de moyens.

Copenhague / Nordea Bank HQ – Henning Larsen

 Nom / Nordea Bank headquarter                                                                                                                          Client / ATP Real Estate Denmark                                                                                                    Architecte / Henning Larsen                                                                                                                    Localisation / Copenhague – Danemark                                                                                          Fonctions / Bureaux 35 000 m2                                                                                                          Matériaux / Structure de béton, revêtement en cuivre                                                                      Construction / 1997-2000

Ce projet fort simple, mais extrêmement bien exécuté fût conçu par l’une des plus importantes agences du pays : Henning Larsen. Leur idée fut de déployer une succession de barre horizontale perpendiculaire au canal. La composition très sombre des façades supporte une urbanité de tous les jours. Les édifices semblent avoir été déposés sur les berges du canal. Un détail particulier auniveau de la fondation donne cette impression de légèreté apparente. Entre les barres, différents types d’espace extérieur ont été aménagés : parc, canal, agora. Cette diversité semble fort apprécier des travailleurs.

L’implantation perpendiculaire à la berge offre un double effet. Premièrement, elle permet une plus grande perméabilité urbaine entre la ville et les berges. Les édifices sont reliés entre eux par des passerelles aériennes. Deuxièmement, il démocratise les vues vers l’eau en plus de profiter dans ce cas particulier d’une exposition solaire optimale franc sud.

Copenhagen / Bibliothèque Royal [Black Diamond] – Schmidt  Lassen  Hammer 

 

Nom / Black Diamond                                                                                                                                    Client / Ministère de la culture Danoise                                                                                                  Architectes / Schmidt  Lassen  Hammer                                                                                      Localisation / Copenhague – Danemark                                                                                                  Fonctions / Bibliothèque 21 000 m2 (nouvelle construction)  + 7 000 m2 (reconversion)                    Matériaux / Structure de béton, revêtement de granite noir,                                                                Commission / 1er prix lors du concours européen en 1993                                                                Construction / 1999

Le Black Diamond, affectueusement appelé ainsi par les citoyens de la capitale danoise, fut le premier projet construit dans le cadre de la revitalisation de l’ancien port industriel. La commande consistait à la conception d’une extension à la bibliothèque royale situe a une 50 mètres de la berge. Dans le cadre de ce concours, l’un des premiers soumis par la loi, les architectes ont proposé une forme compacte afin de libérer un maximum d’espace au sol afin d’offrir un espace public de qualité à la population. Pari tenu, la place est aujourd’hui extrêmement fréquentée et agréable. Cette activité est soutenue par la présence de café et restaurant au rez-de-chaussée de l’institution publique. Cette nouvelle extension est reliée à la bibliothèque historique par une série de passerelles surplombant  une importante artère de la ville. Un immense atrium central à la forme organique permet un rapport visuel avec l’eau très fort depuis les passerelles reliant les deux sections.

Bien que le rez-de-chaussée, tel que je mentionné est fortement fréquenté, le toit-terrasse de la section plus basse du projet est quant à elle absolument désert. Les architectes reconnaissent leur erreur et m’ont mis en garde de ce mantra architectural voulant ‘’verticaliser ’’ l’espace public. Les exemples d’une telle stratégie sont assez rarement réussis, du moins en occidents où la densité ne semble pas suffisante pour obtenir cette urbanité verticale.

dessins – copyright Schmith / Hammer / Lassen